Tensions au sein de l’Union socialiste : la participation au gouvernement sauvera-t-elle Driss Lachgar de la colère des militants ?

Montée de la colère organisationnelle au sein de l’USFP
Le débat politique et organisationnel se poursuit au sein du parti de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) concernant l’avenir de la direction et la gestion de la prochaine étape. Récemment, des voix se sont élevées au sein de l’organisation pour réclamer une révision de la gestion interne, exiger des comptes sur les résultats des élections législatives et réclamer la tenue d’un congrès extraordinaire pour réorganiser la maison.
En parallèle, les consultations pour la participation au futur gouvernement figurent parmi les dossiers prioritaires. Cela soulève la question de savoir si cette participation servira d’échappatoire à la crise interne, ou si elle attisera les dissensions existantes.
Actions régionales et contestation de la gouvernance
Dans ce climat tendu, les sections régionales de Fès, Guelmim et El Jadida ont publié des communiqués appelant à une révision des aspects organisationnels et politiques, exigeant un débat transparent sur les responsabilités liées aux résultats électoraux. Des mouvements similaires sont attendus à Salé et Bejaad, tandis que la base militante s’active à Casablanca, Rabat et Laâyoune.
Par ailleurs, selon des sources internes, plusieurs responsables féminines s’apprêtent à saisir le ministère public concernant les critères de sélection des listes régionales, dénonçant des irrégularités, notamment le recours à des critères financiers, ce qui soulève des interrogations sur la conformité avec la loi sur les partis politiques.
L’absence du Conseil national suscite des interrogations
Ces développements surviennent alors que le Conseil national du parti n’a toujours pas été réuni, contrairement à d’autres formations. Cette situation alimente les doutes au sein des bases sur la légitimité de la gestion actuelle.
Scénarios gouvernementaux et avenir de la direction
Si certains estiment qu’une place au sein du gouvernement pourrait donner une marge de manœuvre à la direction, d’autres craignent que la participation de Driss Lachgar ne soit perçue comme un soutien tacite à son maintien au pouvoir. Les critiques se concentrent sur son intention de briguer un quatrième mandat, au détriment d’un renouvellement réclamé par une large partie du parti.





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