Plus étrange que la fiction : le régime algérien impose une demande écrite et un dossier administratif pour l’achat de bananes

La bureaucratie algérienne contrôle le marché de la banane
Dans un scénario reflétant l’ampleur du chaos administratif et la profonde crise d’approvisionnement que traversent les marchés, le régime algérien a pris une mesure surréaliste sans précédent : l’imposition de contraintes administratives strictes aux commerçants souhaitant acheter et fournir des bananes. Au lieu de chercher des solutions radicales à l’effondrement des chaînes d’approvisionnement, les autorités ont choisi de contrer la pénurie de ce fruit par la logique des registres et des dossiers.
Conditions impossibles et demande écrite pour obtenir des quotas
Des documents officiels émis par la Direction du commerce et de la promotion des exportations de la wilaya d’Aïn Témouchent révèlent l’obligation pour les grossistes et détaillants de soumettre une demande écrite précisant le numéro de téléphone, accompagnée d’une copie du registre du commerce, d’une copie de la carte d’identité nationale, ainsi que du numéro d’identification fiscale (NIF + NIS). Cette procédure transforme un produit de consommation courant en une denrée soumise à une réglementation exceptionnelle rappelant les transactions entre grandes puissances.
Prix exorbitants et impuissance du gouvernement face à la crise
Ces mesures bureaucratiques interviennent alors que les marchés algériens connaissent une flambée sans précédent du prix de la banane, oscillant entre 2000 et 2800 dinars le kilogramme (environ 20 dollars américains). Malgré l’injection de quantités urgentes et le lancement d’appels d’offres internationaux, l’impuissance du gouvernement reste patente, déclenchant une vague de moqueries sur les plateformes numériques face à l’incapacité des politiques publiques à garantir les besoins les plus élémentaires du citoyen.





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