L’Union africaine met la diplomatie algérienne dans l’embarras sur le dossier du Sahara

Les déclarations du ministère algérien des Affaires étrangères concernant la rencontre entre le ministre Ahmed Attaf et le président de la Commission de l’Union africaine, Mahamoud Ali Youssouf, ont suscité une vive polémique, après que le communiqué de la Commission a révélé une divergence fondamentale sur le contenu des entretiens tenus en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York.
Le ministère algérien avait prétendu dans son communiqué que la réunion avait abordé plusieurs questions régionales, dont le dossier du Sahara marocain. Cependant, la version officielle publiée par la Commission de l’Union africaine s’est limitée à un échange de vues sur la paix et la sécurité dans la région du Sahel, tout en saluant le rôle de l’Algérie dans le renforcement de la sécurité continentale, sans aucune mention du Sahara.
Ce décalage survient alors que la diplomatie algérienne tente d’intensifier ses mouvements internationaux pour maintenir le dossier du Sahara à l’ordre du jour onusien, surtout à l’approche des discussions du Conseil de sécurité prévues en octobre prochain, ce qui place la version algérienne en porte-à-faux avec l’institution continentale.
Cet incident reflète la tendance constante de l’Algérie à tenter d’instrumentaliser les rencontres bilatérales avec des responsables internationaux au service de son agenda politique, tandis que les institutions régionales et internationales s’en tiennent à leurs déclarations officielles axées sur les questions de sécurité et la coopération, loin des thèses qu’Alger tente d’imposer dans des contextes non pertinents.





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