Benkirane s’en prend au gouvernement Akhannouch et le tient responsable de l’émigration des jeunes vers Ceuta et de la crise des prix

Benkirane pointe ses batteries lourdes vers le gouvernement Akhannouch
Lors d’une nouvelle sortie politique qui a suscité de vifs débats, Abdelilah Benkirane, ancien chef du gouvernement et secrétaire général du Parti de la Justice et du Développement (PJD), a adressé des critiques acerbes au gouvernement d’Aziz Akhannouch. Benkirane a attribué à l’exécutif actuel une part majeure de responsabilité politique et morale dans le sentiment croissant de désespoir chez les jeunes Marocains, illustré par les récentes vagues de migration vers la ville occupée de Ceuta.
Le leader politique controversé a souligné, lors d’une rencontre analytique, que la jeunesse marocaine fait aujourd’hui face à un mur d’obstacles structurels dans des secteurs vitaux tels que l’éducation, la santé et l’emploi, en plus de la flambée des prix et des débats sur des soupçons de conflits d’intérêts, des facteurs qui érodent la confiance des générations montantes dans l’avenir du pays.
Concours de recrutement et le spectre du népotisme
La direction du PJD a également abordé le dossier des concours de la fonction publique, rappelant l’annulation et la répétition d’un concours suite à des protestations massives. Benkirane a estimé que cette mesure soulève des interrogations majeures sur l’intégrité des procédures initiales, affirmant que la logique impose soit de valider le concours dès le départ, soit de l’annuler totalement pour le refaire en toute transparence.
Dans le même contexte, il a mis en garde contre la dangerosité de la conviction largement partagée par les jeunes selon laquelle la logique du « piston » (Bak Sahbi) et du népotisme structure encore les recrutements, avertissant que ces perceptions nuisent gravement à l’image des institutions publiques et poussent les compétences à envisager l’émigration.
La crise du coût de la vie et le creusement de la crise de confiance
Benkirane n’a pas omis d’aborder la situation économique dégradée, mettant en lumière le dossier des hydrocarbures et la cherté des produits de base, notamment la hausse record du prix de la viande ovine. Il estime que ces crises quotidiennes contribuent directement à creuser le fossé de confiance entre le citoyen et la gestion gouvernementale.
Sur le plan personnel et partisan, Benkirane a défendu avec vigueur le bilan de son précédent mandat, rappelant que son parti a augmenté ses sièges parlementaires de 107 à 125, et affirmant que les Marocains ont été témoins de la performance de ses ministres pendant cinq ans. Il a également démenti catégoriquement les rumeurs sur le recrutement de sa fille, se disant prêt à répondre de toute responsabilité légale ou morale à ce sujet.
Attaque politique virulente contre les partis de la coalition
Analysant l’action gouvernementale, Benkirane a estimé que l’incapacité à communiquer efficacement et le manque de dialogue avec la rue sont les caractéristiques principales de la faiblesse du gouvernement, contribuant à la perte d’espoir chez une partie de la jeunesse.
Le leader du PJD a conclu son attaque politique en visant les composantes de la coalition gouvernementale, qualifiant le Rassemblement National des Indépendants (RNI) de « parti de la prédation » et le Parti Authenticité et Modernité (PAM) de « parti du contrôle », appelant les citoyens marocains à ne pas accorder leur confiance à ces partis lors des prochaines échéances électorales.





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